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26 Octobre 2016
Une entreprise de Bécancour menacée par "l'acharnement" du ministère de l'Environnement



L’intransigeance souvent dénoncée du ministère de l’Environnement menace une entreprise de Bécancour. Oriens Technologies demande l’intervention des ministres Laurent Lessard, Lise Thériault et Dominique Anglade afin d’éviter une fermeture définitive.

Cette entreprise avait pourtant bénéficié de l’aide du gouvernement du Québec en 2013. Elle possède un procédé unique au monde de reconversion à 100 % des résidus des alumineries. Plusieurs entreprises étrangères sont en attente de cette technologie développée au Québec.

Or, les copropriétaires, Pierre Desrochers et Gilbert Guérette, ont dû fermer leur entreprise et remercier ses 27 employés, disant être victimes d’acharnement de la part du ministère Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), qui lui avait pourtant accordé un prestigieux prix Phénix.

À la fin de l’année dernière, des fonctionnaires du même ministère ont demandé au gouvernement de cesser de verser les aides financières, sur la base d’une série d’avis de non-conformité et s’est vue refuser son renouvellement de permis.

Les dirigeants dénoncent la lenteur du ministère à répondre aux solutions amenée pour régler des problématiques que Gilbert Guérette qualifie de mineures.  Il soutient que les exigences du ministère de peuvent s’appliquer à la technologie de l’entreprise qui s’adresse aussi aux tribunaux pour le préjudice qu’elle a subi.

 «On a fait faire un avis technique et un avis juridique et tout est conforme au niveau de la règlementation. On comprend mal les vrais motifs» affirme le vice-président et copropriétaire d’Oriens Technologies.

Le maire de Bécancour, qui a lui-même déjà dénoncé les difficultés rencontrées par des entreprises dans leurs démêlés avec ce qu’il considère comme « le ministère le plus puissant du gouvernement ». Jean-Guy Dubois trouve paradoxal qu’un projet « vert » soit ainsi bloqué par le ministère de l’Environnement. Il préfère rester prudent, voulant éviter de se « tirer dans le pied » en portant un jugement erroné dans ce dossier-ci.

Mais il espère que le cri du cœur d’Oriens provoque un débat de fonds. «J’espère que ça va amener à poser des questions. Si ce n’est pas sur le contenu, que ce soit au moins sur les délais pour obtenir un certificat d’autorisation», précise M. Dubois.

Interpellé par l’opposition à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a défendu le travail de ses fonctionnaires.

«Ce n’est pas parce qu’une entreprise reçoit un soutien gouvernemental qu’elle est exempte de respecter nos lois et nos règlements en matière environnementale», a répondu le ministre aux députés péquistes Alain Therrien porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie et Mireille Jean, responsable des dossiers touchant les PME et l’innovation. 

Le ministre estime que le ministère a fait son travail et qu’il ne peut commenter davantage en raison du fait que le dossier est devant les tribunaux.  Mais de façon plus générale, il a défendu les délais parfois longs pour analyser des dossiers, laissant entendre que le gouvernement. n’en est pas le seul responsable. «Des fois oui, le gouvernement prend du temps, mais des fois les réponses sont incomplètes, des fois les réponses tardent à venir. On analyse rigoureusement, on fait notre travail », a répondu le ministre, qui précise que son projet de loi 102 se penche actuellement sur cet enjeu.



FM 90.5 - CKBN   10275 Leblanc, suite 127, Bécancour, G0X 1B0